Gravures Rupestres de L’Ubaye – Ubaye Valley’s Petroglyphs

Le Pays et les Hommes

L’UBAYE a longtemps été considérée comme « un bout du Monde »
défavorisé et n’offrant à ses habitants que deux alternatives : le pastoralisme ou l’émigration.
De fait ,l’activité pastorale a été prédominante jusqu’à l’ émergence de phases de transhumance et d’émigration au cours du XIXe siècle.
Cette émigration a été dirigée d’abord vers les grandes villes de France, puis des ouvriers et colporteurs ont sillonné l’Europe .
Enfin l’émigration s’est portée vers la Louisiane, puis le Mexique avec ces « Barcelonnettes » là-bas, « Mexicains » ici.

Fig 1-De retour de la Havane REYE tient à témoigner de son aventure- noter le figure stylisée à droite et les lettres LLK , qui pourraient se traduire Libérez la Karibe (Caraïbe), associée à la date de 1899 (postérieure à la guerre entre les USA et l’Espagne pour le contrôle de Cuba).
Toute gravure possède plusieurs « strates » significatives qu’il n’est pas évident d’identifier, en particulier le contexte TEL QUE L’A PERCU L’AUTEUR DE LA GRAVURE

Dans le cadre de ces migrations des Piémontais sont venus comme ouvriers ou bergers et depuis le XVIIe siècle les militaires ont été de plus en plus présents dans cette zone frontière.

LA TRANSHUMANCE
Pour le citadin la transhumance serait une sorte d’évènement folklorique vaguement festif ; dans ces vallées ce sont  90000 ovins qui arrivent en 1815 en Ubaye dont 20000 vont a Maurin et en 1994  il y a encore 11000 transhumants dans ces mêmes vallons -L.AUNE in « L’Elevage en Provence »-1995-
Un raz-de marée qui n’a rien d’anodin.
Contrairement à nos concepts modernes, il est maintenant certain que les mouvements humains ont débuté très tôt puisque dès la préhistoire on sait que des flux commerciaux concernaient ces vallées : haches en jadéite du mont Viso et cuivre du Queyras, comme en témoignent les gravures rupestres les plus anciennes.

Ubaye valley is generally considered as a land’s end  offering to its inhabitants only
two issues : shepherd activity (TRANSHUMANCE) or emigration .
In fact, if shepherd activity has been the main possibility for centuries, emigration has been specially active since the XIXe century, first towards main french cities,then all-over Europe mainly as hawkers,young chimney sweepers -then towards Louisiana and , Mexico creating the nicknames of « Barcelonnettes » abroad an « Mexicans »in these Valleys.
Beside, shepherds and workers came from Piemont-Italy which is close and since
XVIIe century soldiers were more and more present in this frontier region.
Outside these Valleys ,« transhumance » is generally considered as some folkloric
pastime ; one must underline that 90000 sheep are present in 1815 out of which 20000 graze in Maurin valley , moving to 11000 in the same area in 1994. (L.AUNE)
This is a severe tidal wave.

The human movements started much before historic times as active trade of Jadeit axes from Mount Viso and copper from the nearby Queyras occured at prehistoric times as shown by oldest petroglyphs

Fig 2- Cet « orant » est la figure préhistorique emblématique de l’Ubaye. Contrairement à la plupart des documents attribués a cette époque on notera son caractère pacifique.

Ceci nous interdit de considérer les habitants de ces vallées comme isolés et coupés des influences étrangères : leurs traces dans la pierre montrent des caractères bien trempés,épris de liberté, cultivés et entreprenants.

These facts show that we cannot consider the inhabitants of these valleys as stuck to their land and cut from foreign influences : their traces in the stone show strong characters fond of freedom, open-minded and enterprising.

L’Expression Gravée

S’intéresser aux gravures rupestres-qu’il ne faut pas assimiler aux graffiti- c’est d’abord apprendre à voir des traces modestes qui souvent sont les SEULES TRACES que des gens simples nous ont laissé.
Si on considère l’Histoire officielle, on pourrait en conclure que notre pays n’a été peuplé que de moines et de soldats, c’est  oublier ces cohortes de gens ordinaires qui ont permis que l’Histoire se fasse.

Jusqu’à présent ces traces n’ont guère intéressé les spécialistes qui ne les considèrent pas comme de « beaux documents » ; notre propos est de souligner leur intérêt et de sortir des images traditionnelles de  bergers, et soldats plus ou moins incultes.

Focusing on Petroglyphs  means that we are not dealing with graffiti, but with modest traces which are often the only trace, simple people left.
Looking at History we can feel that history has only  been the fact of soldiers and monks, forgetting that  cohorts of « ordinary » people made History possible.

Until now these traces dit not interested specialists,as they are not « beautiful artefacts » and were neglected ,our purpose is to highlight the interest of these documents and improve the traditional images of culturally poor (if not worse) shepherds or soldiers

Un Art et une Technicité

A la différence des graffiti, ces traces sont la plupart du temps , réalisées avec beaucoup de goût et de soin, ce qui est en contradiction avec l’hypothèse traditionnelle de passe-temps de désoeuvrés ou de débiles.

Fig 3- Cet auto-portrait sans concessions du Berger Capare est au format 4x5cm ce qui nécessite un technicité et une dose de patience remarquables.

Les Enjeux

A ce jour un peu plus de 5000 documents ont été recensés et nous estimons que pour ces seules Vallées le « gisement » est de l’ordre de 20000 gravures.
Pour la période historique les documents recensés vont du XVIe siècle jusqu’à AUJOURD’HUI…, contrairement à tant d’autres manifestations et formes d’expression cet art des rochers est un Art vivant.
« Massil, né le 4 Juin 1997- Eté 97-Son premier été à la montagne »
Fig 4- Ce petit monument dédié au jeune Massil fait partie d’un ensemble gravé plus complexe qui s’est enrichi au fil des années, nous y reviendrons. L’art Berbère semble mis à contribution. La réalisation ,au couteau ,montre que le graveur se soucie peu de la planéité du support : sa priorité est de commémorer.

Nous allons tenter de vous fournir quelques clés pour mieux identifier et comprendre la signification de ces traces en visiteur ATTENTIF et respectueux

In opposition to GRAFFITI, these traces are most of the time , produced with high skill and care ; which is in contradiction with the hypothesis of hobbies of children or idiots.

To date we  listed more than 5000 documents for this area and the estimation is that the  total would reach about 20000.
These  historic  traces rank from XVIth century to…TO-DAY,
one of the main striking features is that this Rock-Art is still alive.
The aim is to provide you several keys to enable you to become a « VISITEUR ATTENTIF » of these Valleys and take care of these traces.

Les Pionniers

C’est François ARNAUD qui s’est le premier intéressé à la Vallée , ses habitants, ses traditions et en a réalisé une analyse précise..
En 1988,  Pierre MARTEL-Fondateur du Mouvement Alpes de Lumière- s’intéresse aux gravures de l’Ubaye et doit être considéré  comme le pionnier et l’initiateur de cette démarche.
A sa suite, depuis 1995,nous tentons de poursuivre et développer un peu plus qu’un inventaire : une démarche d’analyse du contenu de ces gravures et de transmission de ce patrimoine.

The first to bear a candid eye on Ubaye Valley was Francois ARNAUD in 1902 who offered an accurate ethnologic analysis.

In1988.Pierre MARTEL (founder of the  Alpes de Lumière Association) became  aware of Ubaye petroglyphs an can be considered as the  discoverer of this heritage .
He retired  1995 ;   and we tried to maintain, enrich and increase this inventory.

 

Une Forme d’Expression Universelle : La Gravure

Gravures Historiques

Il serait irréaliste de restreindre la paternité de ces gravures aux seuls bergers ; depuis le XVIIIe siècle la Montagne est devenue de plus en plus fréquentée, de plus en plus accessible et de plus en plus attractive ; et il faut intégrer la présence militaire dans cette zone frontière et les migrations de Piémontais pour lesquels cette limite n’a jamais eu de réalité.

Tous ont eu de bonnes raisons de laisser une trace :
-les bergers, d’abord pour marquer leur territoire, ce qui est un besoin universel et immémorial de tous ceux qui mènent une terre si réduite soit-elle
ensuite, pour exprimer leur philosophie, voire leurs états d’âme, généralement de façon positive
-les soldats : fiers de montrer leur emprise sur un territoire hostile, fiers de leur mission,mais aussi traumatisés par leur existence dans des conditions extrèmement difficiles
-les touristes, qui dans leur enthousiasme d’avoir « vaincu » la montagne, deviennent lyriques

It seems obvious that shepherds are the main contributors for the traces, but , starting in the XVIIIth century the mountain was increasingly visited for strategic reasons by military topographs, engineers, soldiers then tourism rised from mid XIXth century..

All of them had solid reasons to leave a trace :
Shepherds to mark their territory first, this is a universal and eternal trend for all people managing land…
Military people : proud to show their control over a difficult territory : the mountain, but also having a high spirit of their mission (Fig 5)and also suffering from the climate and the long days far from home.
Tourists, excited of their « victory » in the mountain and becoming lyric…

Au temps de la Révolution française, ces « soldats de l’An II » , mal équipés,affamés, mal commandés expriment un idéal;et un certain général Bonaparte saura les emmener dans une incroyable aventure…
Cette affirmation irrécusable éclaire leur état d’esprit de façon plus crédible que des pages d’analyse de documents traditionnels.
Cette qualité remarquable, sinon unique, se retrouve dans de très nombreuses autres traces à caractère historique de ces vallées.

« Guerre de la liberté-1793-Joly capitaine au 1er Bataillon de Chasseurs de l’Isère »

Fig 5- Le capitaine Joly nous laisse un monument dans le style des inscriptions gallo-romaines dans le droit-fil des mots d’ordre révolutionnaires.

This is the trace of soldiers of « L’An II » of the French Revolution
These guys had poor equipment, almost no food,were poorly commanded,until general Bonaparte lead them towards an unexpectable Aventure…
It is quite rare that, beside their name, date soldiers mention their philosophy ;this trace tells us (in undeniable and absolutely reliable manner)their mood in terms more pertinent than pages of analysis of classical documents.

We will find this characteristic in many traces also left by shepherds and visitors

Pasteurs-graveurs

Le Berger est l’usager naturel de la Montagne, son habileté à orner notamment les colliers de ses animaux est reconnue.

Fig 6- Du travail fin -au couteau- du bois des colliers, à celui de la pierre avec le même type d’outil ; il y a une cohérence technique et la petite taille de beaucoup de gravures requiert cet outil, ou une pointe fine.

Mais il sait aussi marquer avec soin et souvent  humour ses bêtes, et ses outils.

Fig 7-8- Marquages, il y a aussi des bergers mélomanes.

La transposition de ces marques au rocher semble tout à fait logique.

« H H 1777″

Fig 9-De simples initiales, une date et les marques de l’érosion.

Mais ces signes s’adressent à ceux qui savent les lire, les comprendre : ses proches, ses collègues.
Leur répétition dans la montagne dès 1700m d’altitude a souvent été interprétée comme un passe-temps improductif, inutile ; en fait leur compilation permet de mieux saisir la dynamique pastorale : les itinéraires, la gestion des pâtures, les concurrences, les traditions, les dynasties de bergers : toutes informations qui semblaient perdues.

The shepherd is a natural user of the mountain- It is well known that they pay much attention and skill to ornate sheep collars,but also to carefully mark the animals, either with symbols or with their initials
This probably let them  to carve in the stone similar symbols.

Obviously these traces can only be understood, « read » by  the family, the friends,the colleagues.
One will consider them as so simple that their repetition in all the mountain , starting about 1700m altitude is useless… In fact , mapping of these traces allow to follow pasture management and dynamics, competiton, traditions, shepherds dynasties

all information which was thought to be lost

A partir du XVIIIe siècle, apparaissent les noms et prénoms, associés à l’année et parfois le jour et le mois.

Les parlers locaux étaient le provençal et l’Italien .Peu de documents existent dans cette langue; à sa différence le Provençal a toujours été un parler et non une langue écrite, au moins pour les bergers; il ne faut donc pas espérer trouver des textes en cette langue, contrairement à ce que pourrait laisser croire la remarquable gravure du portail de l’église de Maurin.« 1531  LO 14 DE FEBRIER SLAVANCHA LA GLEIZO »

On peut aussi considérer que l’emploi du français-généralement très correctement écrit- a été considéré comme valorisant ; mais c’est sans doute aussi une expression du sentiment d’unité nationale qui est devenu de plus en plus intense jusqu’à la première guerre mondiale.

« Vis de telle manière que si la mort te surprend elle te trouve toujour prêt »

Fig 10- Cette gravure court sur près de 3m, elle a été réalisée à genoux .La citation est issue de « L’imitation de Jésus-Christ », un ouvrage qui jusqu’au XXe siècle eut une diffusion comparable à celle de la Bible.

By the XVIIIth century, names and surnames appear, often with mention of the year or date and curiously, despite these people usually spoke Italian or Provençal dialect,almost all citations are written in French.Simply because  provençal has always been only spoken, not written, especially by shepherds, despite the remarkable sentence on porch of Maurin’s church.
One can guess that the use of French was considered as more noble for an action :carving which was important and dedicated to foreigners to the Valley ; this also may-be an expression of national unity feeling  which came more and more intense until World-war I

Fier d’Être Berger

Le statut de BERGER est souvent fièrement revendiqué, associé à l’expression « BERGER DE » ; cette particule est dans la logique des titres de  noblesse : une responsabilité et un territoire.

Fig 11 : » Reynaud Jojeph berje a Maurin »…

La gravure n’a pas été endommagée, c’est le scripteur qui faute de place a improvisé la gestion du nom du lieu qui selon lui ne devait être ni abrégé, ni sacrifié.
L’étude des « repentirs » des graveurs apporte souvent de précieuses informations sur ce qui, dans leur esprit, est essentiel.

L’âge du berger est parfois mentionné :
Il y a une légitime fierté à faire savoir que tout jeune on a assumé la responsabilité de la conduite du troupeau, de là à considérer qu’il pourrait s’agir d’un rite de passage comparable à celui des Compagnons du Tour de France qui laissent leur trace en des lieux symboliques comme le Pont du Gard, il n’y a qu’un pas…imprudent :car les bergers actuels nient l’existence d’une pratique rituelle tout en reconnaissant la légitime fierté du jeune berger , par ailleurs les bergers n’ont jamais été organisés en Corporations ; bien plus sur 5500 documents recensés, la fréquence de ces commémorations est si faible qu’elle ne cadre pas avec un rite établi.

Frequently the  term « BERGER »(Shepherd) is proudly mentioned and linked to the location « Berger DE » , it is quite simlilar to the french noble term « DE » (OF)underlining the link between the locality and the responsibility.
In some cases, the age of the shepherd is mentioned
He is sometimes quite young and it seems logic that a young shepherd should be proud to have for the first time the responsibility of leading the herd,some believed that there was some kind of ritual, like the tradition of Compagnons du Tour de France who left their traces in the stone of reference sites, like Pont du Gard.

This nice theory cannot be supported as :
-actual shepherds do not recognize this practice as a ritual, even if the responsability of a young shepherd is fair and may be signed in the stone
-the frequence of this type of traces  is too low to support a ritual
-shepherds have never been organized as a guild with its rites

Le métier de berger est réputé être très masculin, nous trouvons cependant de nombreuses traces de bergères qui ne manquent pas d’esprit.

The shepherd’s practice is  generally considered  as dedicated to men only, here we have a number of  witty  shepherdesses with high spirit , we will see that in coming pages..

Philippine

Julie

Henriette

Eva

Cecile

Apollonie

Antoinette

Marie

Chantal

et bien d’autres, témoignent de leur activité de bergères et de leur esprit, voire de leur dépit :

12-« FOLLE BREBIS QUI SE CONFESSE AU LOUP »

These numerous surnames of shepherdesses assess their activity, their spirit and sometimes their resentment :

« MAD IS THE EWE WHO CONFESSES TO THE WOLF »

On note que les surnoms et sobriquets sont absents alors que les familles sont nombreuses, les noms en petit nombre et les prénoms souvent conformistes, parfois c’est le lieu qui permet de s’identifier : Julie DEVARS (et non de Vars), REYNAUD de Maurin.

Dans ce qui s’est publié jusqu ’ici les bergères n’avaient guère de place ; ces traces nous amènent une fois de plus à réviser nos certitudes

Nicknames are never used, despite the existence of large families, the low number of first names and surnames. In most cases the mention of birthplace or settlement enables identification.(Julie DEVARS, REYNAUD de Maurin)

Already published data paid few attention to shepherdesses, these traces need  for us ,to revise, once more, our certitudes.

Voici la bergère dite « ELISA » ; une gravure emblématique, d’apparence simpliste et pourtant évocatrice ; en fait, très savante. Fig 13

 

      Sa petite taille (12cm) et sa qualité d’exécution (incision puis usure) nécessitent une réelle technicité et un long travail.

En regard des quelques rares représentations de bergers et bergères qui sont souvent réalistes jusqu’à la caricature ; nous sommes ici face à une représentation stylisée, de face -ce qui est rare-tout à fait pacifique, positive.Ce positionnement et cette schematisation ont suscité quelques études des psychologues sur des cas célèbres analogues, le personnage de Mickey en particulier.

La tête et son aspect solaire ou floral contribue à cette attitude joyeuse.Fig 14


Enfin le dessin de la robe n’est pas anodin et constitue probablement un élément de datation…cette gravure est accompagnée de très nombreuses traces de la fin du 18e siècle et d’une signature Julie DEVARS. Fig 15

 

Dans ces conditions l’hypothèse du travail d’un enfant devient assez improbable.
Cet ensemble gravé est porté par une dalle dont la situation par rapport à la position du soleil a été probablement un critère de choix, en effet de multiples visites n’ont pas permis d’avoir une lisibilité optimale en toutes saisons. Cette fonction de « cadran solaire » n’est pas généralisable à l’ensemble gravé de ces vallées ; ce qui est en contradiction avec nos reflexes et notre logique  moderne .

I am happy to introduce you, shepherdess « Elisa » ; an emblematic engraving, at first glance so simple, but in fact suggestive and skillfull.Its small size (12 cm height), its quality (incision then abrasion) required technical skill and a long time.In comparison to traditional figures of shepherds, so realistic and sometimes caricatural ; we have here a stylized figure, unusually positioned full-face and looking positive, peaceful.

Such attitude has already been studied by psychologists who particularly focused on a famous character:Mickey.The head with its solar or floral look contributes to its joyful appearence.The dress motifs are probably an element enabling dating…this trace is part of a cluster of numerous incisions from 18th century and one signature : Julie DEVARS.Facing these elements the work of a child appears improbable.

The position of this slab ,facing sunlight is remarkable : full readability is achieved only at specific hours , depending on the season.
This « sundial » effect is far from beeing the rule in these valley’s incisions, means that our modern logic again fails here.